Album RodeoRanger

rr

FREE DOWNLOAD

Vous pouvez le télécharger ici

You can download it for free here

RodeoRanger_E_Mailly

 

Si vous y tenez, vous pouvez aussi vous le procurer sur la toile :

https://itunes.apple.com/fr/album/rodeo-ranger/id936765989?uo=4

http://www.amazon.fr/Rodeo-Ranger-Emmanuel-Mailly/dp/B00P6QIJCY

http://www.deezer.com/album/9073519

REVIEW/CHRONIQUES

MUZZART

ttp://www.muzzart.fr/lezine/chronik/emmanuel-mailly-rodeo-ranger.html

C’est chez Muzzart, par Wil Dum. A croire que ce type était dans ma tête lors de la composition de l’album. Mille mercis.

A DECOUVRIR ABSOLUMENT

On peut la lire sur le site de Gérald de Oliviera, A découvrir absolument 

Il y a de cela très longtemps, trois fois rien à l’échelle de l’humanité, j’avais parlé d’un disque de Emmanuel Mailly comme d’une expérience unique et déroutante, ne pouvant sans un certain lâcher-prise parler de cette musique. Car si Emmanuel Mailly est professeur de mathématiques dans la vie où il faut payer les factures, il propose avec sa musique de construire une grammaire qui générerait des inconnus que des équations seraient bien incapable de résoudre.

Dans ce carcan supposé, Emmanuel Mailly propose une direction presque antinomique. Si le champ du possible semble au premier abord consanguin avec le plus petite cellule du corps d’une paramécie, Emmanuel Mailly ouvre grand le champ du réel, l’emmenant même dans les grands espaces, et quoi de mieux que l’Ouest américain et ses étendues où seuls les chevaux perçoivent ce que l’horizon cache, pour promener cette musique.

Ce sont donc des westerns que nous propose Emmanuel Mailly, des scènes possibles dans des temps différents, des espaces aux tailles diverses. On entre dans ce disque, au figuré comme au propre, « Entre » étant le premier titre. Enregistrement improbable d’une tribu indienne ? Construction d’une ligne de chemin de fer dans un far West qui fait sortir de terre des villes ? Tout est suggéré, entre pureté et poussière. Un décors posé il est temps de présenter des personnages qui évolueront dans celui ci. Ce sera avec « Blues Two ». Un guitariste au stetson bien accroché semble entamer une sorte de valse futuriste avec une indienne qui elle danse en chassant les traces avec ses pieds. Le Blues est tout aussi riche que la pierre que le chercheur d’or cassera pour trouver une pépite. Emmanuel Mailly est un riche chercheur d’or. Il est l’heure alors d’aller se coucher avec « It’s pouding outside » chanson de fin de soirée. Mantra sans souffle mais avec l’âme rompu à la triste dureté de la vie.

Le réveil se fera dans une forme de futur, le temps de « Red Moon » Un robot dont les rouages auraient grippés son bon fonctionnement, tente de rivaliser avec un Ry Cooder buriné. Il en ressort une pièce électrique qui essaye de se fatiguer, de tendre vers l’épuisement pour arrêter. Comme si Mogwaï croisait le fer dans un John Ford cogné par le soleil. Réveil singulier, et suite dans des « Dirty Boots » sur le plus roots des morceaux, le plus inquiétant, le plus aventureux, comme un épisode de Twin Peaks jumelé avec Deadwood.

Après les déflagrations, il est temps de se mettre à la recherche de la note pure (Blues Solo New) la quête du silence qui accompagnera le mieux les sons. Un morceau lancinant qui refuse de se lancer véritablement dans une boucle qui pourrait être interminable. Le blues est ici dans des éprouvettes.

Après le blues c’est au jazz de mettre des éperons (Mingot Jazz). Le cheval pourra alors se cabrer, devenir un histrion plutôt qu’un simple animal rudoyé par des hommes.

Arrive alors « Lefthander », le titre le plus étrange, le plus caverneux, le plus spongieux, comme une lente et longue avancée dans un tunnel sans fin. On pourra sortir exsangue de ce titre hypnotique dans sa version la plus élastique. Tels des papillons de nuits se fracassant contre une lumière artificielle, nous sommes attirés par le bruit, ces battements d’ailes, sans nous apercevoir que le cowboy partait.

Car oui le cowboy part (Cowboy’s going out), la démarche assurée, la guitare tranchante accrochée dans le dos, le piano se chargeant d’amener le générique de fin, comme ces vieux films muet, le the End clôturant un générique pendant lequel Emmanuel Mailly pourrait nous donner les bonnes adresses où il trouve ces pépites sonores.

Le Western moderne est ici dépareillé de ses artefacts fumeux, pour ne garder que ses idiomes les plus imposants, retranscrits dans un environnement musical qui ressemble aux grandes heures de la conquête de l’Ouest.

HOOKED ON MUSIC

http://www.hooked-on-music.de/CD-Reviews3/Emmanuel_Mailly/Rodeo_Ranger.html?band_id=8546

Der Franzose Emmanuel Mailly ist Lehrer für Mathematik und seit zwanzig Jahren unter Verwendung einer Spezialgitarre sowie elektronischem und digitalem Equipment auf dem Gebiet der Experimentalklangkunst aktiv. Er schreibt Musik für kanadische und asiatische, aber hauptsächlich europäische Unternehmen. Außerdem zählen Künstler und Dichter zu seinem Kundenkreis.
Der Mann tritt jedoch auch mit der Veröffentlichung von Alben in Erscheinung. Sein neuester Output ist der in Eigenregie produzierte und herausgegebene Longplayer “Rodeo Ranger“.

Das als Soundtrack für einen imaginären Western konzipierte Songmaterial stammt nahezu ausschließlich von Mailly. Er hat das Ganze obendrein noch fast alleine eingespielt und aufgenommen. Die hier zu hörenden Klanggebilde sind in den Bereichen Experimentelles, Independent Rock und Pop, Noise und Blues anzusiedeln.

“Rodeo Ranger“ ist von derart spezieller, ungewöhnlicher, wirrer, chaotischer und schräger Natur, dass es keines Horoskops bedarf, um der Scheibe alles, bloß keine hohen Verkaufszahlen zu prophezeien. Reinhören lohnt sich wirklich ausschließlich für Leute, die mit althergebrachten und modernsten Gerätschaften erzeugte, durchaus verrückt erscheinende Pop- und Rockmusik mögen, der ein roter Faden beinahe völlig abgeht.

Michael Koenig, (Artikelliste), 13.06.2015

THE SOUND PROJECTOR

The Electric Horseman

rr

A true one-of-a-kind experimental composer is French outlier Emmanuel Mailly, whose La Dynastie Des Polygonesimpressed us muchly in 2012. Now from 23 December 2014 we have Rodeo Ranger (NO LABEL), eleven home-recorded cuts which he describes as “Western music”, which could mean either his unusual take on the Country & Western genre, or soundtrack music for Hollywood Western movies – or both – the latter being a promising avenue to explore if it leads to a reassessment of Ennio Morricone’s music for Italian westerns of the 1960s. A friend of mine said “Hey why don’t you use more drum?”, is how the creator describes its genesis. I said ok and wrote RodeoRanger as a soundtrack of a weird western. So it’s noisy but rock/blues with a tuned guitar ( !!! ). The front cover collage may give you more of a clue – the clichéd image of a Marlboro Man cowboy in silhouette has been détourned to show him wearing part of a cactus as a hat, with a songbird perched elegantly on top. Witty, surreal, playful.

Like DynastieRodeo Rangers is another performed record where the simplicity of arrangement, directness of method, and clarity of sound are all very much to the fore. Mailly has a strong facility and a confidence in performing that ought to be the envy of most musicians. No specific instruments are detailed, but there’s a lot of guitar work – including campfire acoustic guitars and mournful slide guitars, both in keeping with the Western theme, and using them in a rather playful manner that turns another potential cliché on its head. Mailly uses these and other recorded layers to create imaginative instrumentals which are refreshing, innovative, and ingenious – even where the arrangements are slightly bonkers and eccentric. Impossible to pigeon-hole it within any known genres of music, especially as the album is so wayward and wilful on its own terms – having picked a “Western” theme to follow, it seems Mailly can’t wait to depart from it and do something different, so we get thumpingly bizarre warpoid “disco” tracks like ‘Red Moon’ and ‘Dirty Boots’ sandwiched in between the more pastoral desert-mode (Paris Texas) Ry Cooder music pieces. It’s great to hear a musician having good honest fun and enjoying himself, while remaining completely true to his creative principles.

While some tracks may misfire slightly for this listener (‘It’s Pouring Outside’, co-written with the Canadian Cathy Fern Lewis, feels rather thin and ineffectual, and the guitar on ‘Blues Solo New’ seems to have lost its way in its own doodling), his best work delivers ideas and sensations that are hard to beat. I would draw your attention to the epic eight-minute workout ‘Lefthander’, which in terms of imaginative studio mixage and dynamics is something that feels like a lost Holger Czukay production (yes, I can offer no higher praise). This is the kind of rare record that makes me glad to be doing The Sound Projector, as I doubt I would have received it or heard it otherwise.

23/08/2015 

CHIPS ET ROSE

Mon avis : « Musique de film expérimentale pour western improbable » c’est le sous-titre que l’on pourrait accoler à Rodeo Ranger, dernier album en date d’Emmanuel Mailly.
Si le garçon a déjà pas mal bourlingué, il a encore du son à revendre comme on pourra s’en rendre compte à l’écoute de ces 10 nouveaux morceaux.
Mélange de rock lent, de blues et de musiques électroniques, Rodeo Rangerest une vraie expérience, un album hors-norme qui ne se refuse aucune expérimentation, jouant la plupart du temps avec des boucles de guitares samplées, des larsens et des sonorités saturées passées à la moulinette de l’ordinateur. Tout ça mis bout à bout donne un disque fiévreux et tordu et constituera quoi qu’il en soit une belle curiosité.

LIABILITY

Même si j’étais loin d’être le plus mauvais en mathématique tout au long de ma scolarité, je m’imaginais assez mal les différents professeurs m’enseignant cette matière, où la logique est primordiale, être des gens capables d’être versé dans autre chose que ce qui leur servait de gagne pain. C’est un peu le cas d’Emmanuel Mailly, professeur de mathématique donc, mais aussi adepte de musiques expérimentales qu’il réalise à l’aide d’une guitare préparée, de matériel informatique et de chants de gorges. Se désignant lui même comme un «  faiseur de sons  », il est véritablement un artisan de l’expérimentation depuis une vingtaine d’année tout en composant pour d’autres (compagnies, plasticiens, poètes). Rodéo Ranger, son dernier, disque, sorte de Western lunaire où s’entremêlent un blues bancal et décharné et des expérimentations proches de l’onirisme. Parce que oui, Rodéo Ranger est comme une sorte de rêve éveillé entre bande son pour un film de David Lynch ou le Dead Man de Jim Jarmusch. Emmanuel Mailly déambule dans une espèce de no man’s land irréel où l’on rencontre des spectres fantasmatiques et des paysages du bout du monde. Et comme Emmanuel Mailly est un infatigable voyageur, il nous fait découvrir des espaces assez différents les uns des autres mais au travers d’un seul et unique regard. Celui de ce ranger solitaire qui est a des années lumière du barbichu stetsonisé qui file des bourre pifs comme on dit bonjour. Non, le ranger Mailly reste un conteur, un sculpteur sonore, un voyageur de l’ailleurs et de l’inconnu. Contrairement à l’autre psychorigide, il transgresse les lois et en créé de nouvelles pour que l’on puisse s’échapper d’une normalité qui ne fait que réduire notre champ de vision. Fait avec les moyens du bord, Rodeo Ranger est un disque plus qu’intéressant car il y a un effort certain pour magnifier et donner une image différentes des canons du western. Mailly, se rapproche donc des Jarmusch, Eastwood et autres Pollack qui ont su donné en leur temps une idée nouvelle du genre. Un bel exercice de style donc qui mérite d’être écouté en boucle.

 

 

 

 

 

 

Publicités